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26 février 2021

Sylvain Caron - scaron@inmedias.ca

Ripon: Une halte routière en hommage aux premiers arrivants

Halte routière Ripon

©Sylvain Caron - Info Petite-Nation

La halte routière de Ripon changera de nom et rendra hommage à ses premiers arrivants, Marie Frappier et David Groleau. Elle portera maintenant le nom de halte routière Frappier-Grosleau

Selon le maire de Ripon, Luc Desjardins, les premiers arrivants seraient passés par la rivière afin d’aller s’installer de l’autre côté du lac Grosleau, près de l’actuel pont Mireault. «On pense bien qu’ils sont passés par la rivière pour en arriver là. C’est pour ça qu’en nommant cette halte routière là [qui est directement sur la rivière] à leur nom c’est une reconnaissance et je pense que c’est plus significatif.»

Cette halte n’était pas à l’origine destinée à porter ce nom, comme l’explique le maire. «On avait une autre halte qu’on pensait nommer comme ça, au nom de Marie Frappier, la première femme qui est venue, si on veut, développer à Ripon.»

Cette dernière est située à l’intersection de la route 317 et du chemin Montpellier. Cependant, le Comité du patrimoine de Ripon a demandé à ce que ce soit plutôt la halte au long de la rivière qui soit nommée ainsi. «Le Comité du patrimoine nous a fait une demande pour nommer la halte routière le long de la rivière. Nous, on avait pensé la nommer halte des chutes, mais on a trouvé que ça parlait plus [de la nommer Frappier-Grosleau].»

M. Desjardins ajoute que cette halte est un endroit paisible et qui donne accès aux citoyens à la rivière. Par contre, il spécifie qu’il n’y a pas de descente de bateau, car la rivière est plutôt difficile à naviguer à cet endroit. Mais il mentionne qu’elle est parfaite pour du canot et du kayak.   

Retour historique

Selon Claude Larouche, président du Comité du patrimoine de Ripon, Marie Frappier et David Groleau sont arrivés sur le territoire de la municipalité alors que celui-ci faisait partie des terres de la couronne vers 1846 ou 1847. «Il s’installait sur les terres de la couronne qui n’étaient même pas arpentées», signale-t-il.

M. Grosleau et sa famille vivaient précédemment sur le rang Saint-Joseph, qui faisait partie de la seigneurie de Louis-Joseph Papineau. «David Grosleau avait des dettes envers la seigneurie,  le seigneur Papineau et le marchand Tucker, précise-t-il. Il était incapable de payer ses dettes, alors il s’est exilé en dehors des limites de la seigneurie.»

M. Larouche ajoute que ces terres étaient des territoires de chasse des Algonquins lorsque David Grosleau s’y est installé. Par contre, aucun affrontement avec les Algonquins n’a eu lieu selon lui. «Dans la Petite-Nation, je n’ai pas lu qu’il y avait eu des problèmes de ce côté-là.»

Ensuite, selon M. Larouche, le système de billet de location a été mis en place, mais avant de devenir une municipalité, tous les terrains devaient être arpentés. «L’arpentage n’a commencé qu’en 1851.»

Panneau historique

Prochainement, le Comité du patrimoine de Ripon va installer un panneau historique expliquant l’arrivée de Marie Frappier et David Groleau dans la municipalité. Le comité trouvait important de nommer aussi Marie Frappier, car il n’y a pas de femme dans la toponymie de Ripon, souligne M. Larouche.

Claude Larouche prévoit un panneau plus imposant pour la halte routière que ceux déjà installés à l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) entre autres.

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