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11 février 2021

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Saint-André-Avellin ne veut pas d’une autre sablière

Jean-René Carrière

©La Petite-Nation-Yannick Boursier

La municipalité de Saint-André-Avellin demande à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) de refuser l’utilisation d’un lot de son territoire pour un usage autre que l’agriculture, c’est-à-dire l’exploitation d’une sablière.

Une demande a été déposée auprès de la CPTAQ par le propriétaire d’un lot sur la rue St-Louis qui a une entente avec une compagnie qui souhaite exploiter une sablière sur le terrain pour en faire du béton.

Ce projet deviendrait la deuxième sablière dans le même secteur de la municipalité et le conseil s’est prononcé contre cette proposition la semaine dernière.

Dans une résolution adoptée, le conseil évoque une série de facteurs ayant un impact négatif si cette demande est acceptée. La résolution souligne notamment que des citoyens manifestent déjà une volonté de quitter la municipalité en raison de la présence d’une sablière dans le secteur. Le bruit, l’état des routes et des fissures dans les fondations sont cités comme facteur, peut-on lire dans la résolution adaptée. 

Autre utilisation

En entrevue, le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière, mentionne lui aussi que les impacts négatifs sont très nombreux pour la municipalité, notamment pour les chemins.

Ces derniers sont très maganés par le passage de nombreux camions pour la sablière déjà en opération et que la situation ira en s’accentuant si une deuxième sablière est permis. «C’est extrêmement difficile sur nos chemins. Je veux bien croire qu’on a une redevance de 58 cents la tonne pour les chemins. Mais de toute évidence, avec tous les transports qu’il y a, ce n’est pas suffisant pour entretenir nos infrastructures.»

Le secteur pourrait aussi être utilisé à des fins agricoles, croit le maire. «Il y a une possibilité, dans cet entourage, d’une acériculture relativement importante.» La municipalité estime que plusieurs arbres acéricoles devront aussi être coupés pour faire le chemin qui permettrait d’exploiter le terrain visé.

La présence d’un ruisseau à proximité, dont l’écoulement pourrait être affecté par le projet, a aussi été notée comme argument déposé au CPTAQ. «On est allé chercher le plus d’éléments possible pour justifier à la CPTAQ que nous, on n’est pas favorable à la sablière», soutient M. Carrière.

Ce dernier a d’ailleurs pris le temps d’énumérer les différentes raisons lors de l’adoption de la résolution. «Depuis les élections, c’est très rare que j’ai lu une résolution au grand complet. Mais là, je l’ai fait. Je pense que c’est très important que les gens puissent entendre les raisons pour lesquels on évoque notre désaccord là-dessus.»

En plus de ces raisons matérielles, Jean-René Carrière affirme qu’il y a des raisons économiques dans cette décision. «Du côté économie locale, c’est zéro et une barre. Les véhicules qui viennent ici, ils ne mangent pas ici, ils ne gazent pas ici.»

«Il n’y a aucune retombée dans la région ici sauf pour les  propriétaires. Donc ça n'apporte rien dans notre région des camions de sable qui se promènent.»

Le dossier se retrouve maintenant devant la CPTAQ qui fera connaître son orientation préliminaire et ensuite sa décision finale dans les prochains mois.

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