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25 janvier 2021

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Indice de vitalité économique: Lochaber-Partie-Ouest dans le haut du classement

Pierre Renaud

©Alex Proteau - Info Petite-Nation

Classé au 4e rang dans l’Outaouais, le canton de Lochaber-Partie-Ouest est une des rares municipalités de la MRC de Papineau à avoir un indice de vitalité économique positif selon les données dévoilées dernièrement dans le portrait socioéconomique de l’Observatoire du développement de l’Outaouais. 

Selon ce portrait, seules sept municipalités de la MRC de Papineau ont un indice positif et la plupart se trouvent dans la pointe sud de la MRC. Le taux global de la MRC de Papineau est en décroissance depuis 2006 et la MRC se retrouvait en 77e position sur 104 MRC au Québec en 2016.

En entrevue avec L’info, le maire de Lochaber-Partie-Ouest, Pierre Renaud, indique qu’il n’était pas au courant de ces données statistiques. Même si elles sont bénéfiques pour la municipalité, il ne s’arrête pas non plus à ces statistiques. «Les statistiques économiques, je m’en balance. Ce que je veux c’est être le meilleur sur les statistiques du bonheur.»

Ce dernier croit que le succès de la municipalité passe par la qualité de vie et le développement durable. «On a mis en place un nouveau plan d’urbanisme axé sur le développement durable, indique-t-il. Ça prouve que le développement durable n’est pas un frein à la qualité de vie. Nous, on dit que la qualité de vie c’est ce qui prime.»

«Les citoyens ce qu’ils recherchent véritablement dans leur vie, c’est la qualité de vie, ajoute M. Renaud. Les gens vont vouloir s’installer dans des municipalités ou la qualité de vie est meilleure qu’ailleurs.»

Posible pour tout le monde

Ce dernier croit qu’il est possible pour chaque municipalité de mettre de l’avant ces aspects, qu’elle soit petite ou grosse. «Des villes me disent : toi tu es en campagne, on ne peut pas faire la même chose en ville. C’est faux. Quand les villes font un nouveau quartier résidentiel, qu’il l’aménage pour conserver des corridors écologiques. Toutes les municipalités peuvent faire ça.»

Il suffit de vouloir faire les choses différemment, indique Pierre Renaud. «Nous, dans le plan d’urbanisme, on n’a pas mis un titre sur la croissance. Ce qu’on dit, c’est qu’on ne met aucune statistique de croissance. Nous, on dit que ça va croitre au fil du temps.»

«On est un peu unique d’avoir travaillé notre plan d’urbanisme en intégrant le développement durable comme ça, mentionne-t-il. Je pense que c’est la solution pour l’avenir.»

Il existe aussi des solutions pour les projets avec plus de densifications dans des milieux urbains, affirme Pierre Renaud. «Dans les quartiers résidentiels, peu importe que ce soit des tours ou des maisons unifamiliales, il faut prévoir assez de terrains pour faire de la plantation d’arbres. De recréer une biodiversité.»

 «Le développement durable, c’est signe d’équilibre et de qualité de vie. Quand on pense environnement et économie, c’est quoi l’équilibre? C’est être capable d’avoir quelque chose d’économique, donc une infrastructure, mais dans l’environnement. Si on n’a pas d’environnement, il faut créer un environnement autour et l’intégré.»

Et cette façon de faire n’est pas un frein financier non plus selon lui. «Moi, je ne pense pas à mon assiette fiscale (les revenus de taxes). Moi je pense à la qualité de vie. Et ça fonctionne. L’assiette fiscale vient avec.»

Et il souhaite que les autres municipalités fassent de même. «Imaginez-vous si la MRC décidait de devenir vraiment une municipalité axée sur le développement durable ? D’appliquer les mêmes choses que je fais. On serait tout le monde en train de profiter de la même chose.»

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