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11 décembre 2020

Sylvain Caron - scaron@inmedias.ca

Montebello: Le défi de la revitalisation de la rue Principale

Rue principale Montebello

©Sylvain Caron - Info Petite-Nation

À la suite de la consultation publique ayant eu lieu le 24 novembre dernier, plusieurs constats ont été portés à l’attention du comité de revitalisation de la rue principale de Montebello.  

À la suite de la consultation publique ayant eu lieu le 24 novembre dernier, plusieurs constats ont été portés à l’attention du comité de revitalisation de la rue principale de Montebello.  

Internet

Dès le départ, la coordonnatrice au développement de la municipalité a constaté qu’il était assez difficile de joindre certains commerçant pour que ceux-ci assistent à la vidéoconférence. «Il y en a beaucoup qui ne sont pas branchés, donc c’est plus difficile pour eux d’accéder à faire des [réunions] Zoom.»

Lors de sa tournée des commerçants, plusieurs sont d’ailleurs restés surpris de la façon dont la réunion allait se tenir, selon Isabelle Thom, coordonnatrice au développement à la municipalité de Montebello. «Quand je me suis promenée et que j’ai fait le tour, j’ai dit: on va faire une consultation par Zoom, ils n’avaient aucune idée de quoi je parlais et comment faire.»

Elle ajoute qu’elle est demeurée surprise de cette réalité. «J’ai été vraiment surprise de voir à quel point, même 2021 bientôt, il y a beaucoup de commerçants pour qui juste un courriel est difficile», souligne-t-elle.

Pour remédier à cette situation, la MRC offrira bientôt une formation afin de mettre les différents commerçants à jour avec les nouvelles technologies de l’information. «Ça va être quelque chose à travailler dans le futur, d’aller leur proposer de l’aide, de les guider là-dedans et de leur montrer que c’est important. Il y a beaucoup de vente en ligne qui se fait en ce moment et ça va aller juste en montant», indique-t-elle.

Être ou ne pas être en ligne, voilà la question

Elle ajoute par contre que pour certains types de commerces, la présence en ligne n’est pas si importante, car la clientèle est plus souvent locale. Elle cite ici par exemple les salons de coiffure.

Cependant, elle remarque que pour ce qui est de l’hébergement de courte durée, la plupart ne sont pas encore très présents en ligne. «Pour les touristes qui partent de Montréal ou Gatineau et qui veulent voir ce qu’il y a et qu’ils n’ont pas beaucoup de sites web; il y a un petit travail à faire là-dessus.»

Selon ses observations et ses discussions avec les commerçants, plusieurs raisons sont possibles pour ne pas se tourner vers le web pour promouvoir les commerces en ligne. Sans avoir fait d’analyse exhaustive, elle propose quelques hypothèses. «Est-ce qu’ils sont proches de la retraite et ils se disent : à quoi bon de me donner le trouble d’essayer d’être plus en ligne, remarque-t-elle. Il y en a aussi, je pense, que c’est par le fait qu’ils sont très occupés, le manque de personnel, le manque de temps pour gérer tout ça.»

Vitesse et bruit

Lors de la consultation publique, de grands thèmes sont ressortis de la discussion. Isabelle Thom mentionne notamment la vitesse sur la rue Principale et le bruit que cela occasionne pour les touristes qui viennent séjourner dans la municipalité. «Il y a beaucoup d’auberges et d’hôtels collés sur la route, donc ce sont des commentaires que les aubergistes et hôteliers me disent qu’ils ont de leurs clients. Il y en a qui disent même: on dirait qu’on est à Montréal. Ce n’est pas normal. Les gens qui partent de la ville pour venir une nuit à Montebello ne sont pas censés se dire : mon Dieu, cette nuit on se serait cru en ville», déclare-t-elle.   

Il faut aussi ajouter que la circulation amène directement au dossier de la sécurité des piétons pour laquelle la municipalité se préoccupe, selon elle. «La municipalité, l’an passé, a déjà fait une grosse étape en interdisant les camions lourds, mais il reste encore de la sensibilisation à faire et surtout auprès de nos citoyens parce que c’est surtout eux que les gens ont remarqué qu’ils roulaient trop vite dans le village.»

La rue Principale étant une route provinciale (route 148), celle-ci est gérée en grande partie par le gouvernement du Québec, ce qui ralentit le processus selon Mme Thom. «Ce qui va être plus long, c’est que la rue Principale c’est une route provinciale, donc c’est le ministère des Transports (MTQ). On ne peut pas faire ce qu’on veut, donc ça va être un long processus.»

Par exemple, l’installation de bacs à fleurs sur la ligne médiane afin de ralentir la vitesse comme vue dans d’autres villages ne pourrait pas se faire aussi facilement en raison des demandes à faire au MTQ, selon elle. 

Bâtiments

La plupart des intervenants s’entendaient pour dire que la rue Principale est jolie et qu’il y a beaucoup de beaux bâtiments. Cependant, rappelle Mme Thom, certains ont noté qu’il y avait encore des bâtiments qui avaient besoin d’amour. «Il y en a quelques-uns qui frappent l’œil et que les gens ont en horreur», dit-elle avec un sourire.

Aires de repos

Une autre observation mise au jour dans la consultation publique est qu’il n’y a pas beaucoup d’aires de repos pour les gens désirant parcourir la rue Principale dans son entièreté. «On a parlé aussi beaucoup d’améliorer les endroits où s’assoir et se reposer. Si quelqu’un veut partir du château et aller jusqu’à la fromagerie, il n’y a pas d’arrêt nulle part.»

Une idée de pavillon musical près du site de l’église a aussi été proposée, selon Mme Thom.      

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