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27 novembre 2020

Sylvain Caron - scaron@inmedias.ca

Inauguration de 5 panneaux historiques à Ripon

Patrimoine Ripon

©Sylvain Caron - Info Petite-Nation

Luc Desjardins, maire de Ripon, Claude Larouche, président du Comité du patrimoine de Ripon, Christian Messier, directeur scientifique de l'ISFORT et Lucie Sabourin, vice-présidente du Comité du patrimoine de Ripon.

Le Comité du patrimoine de Ripon, présidé par Claude Larouche, a inauguré, la semaine dernière 5 panneaux historiques à travers la municipalité relatant l’histoire de bâtiments actuels ou passés.

Pour M. Larouche, il allait de soi que Ripon possède elle aussi ses panneaux historiques, car la plupart des municipalités environnantes ont déjà ce type d’installations. «Allez à Papineauville, à Saint-André-Avellin, à Montebello, à Chénéville; je pense qu’à peu près toutes les municipalités ont leurs panneaux de patrimoine. Ripon trainait de la patte un peu.»

Il y a certes quelques panneaux explicatifs de l’histoire de Ripon sur les terrains de l’église, mais comme le mentionne M. Larouche, il n’y avait pas de désignation de lieux particuliers. «Il y en a quatre à l’église qui ont été refaits à l’été et qui relataient l’histoire générale de Ripon, mais il n’y avait pas d’identification de lieux spécifiques», explique-t-il.

Il ajoute que les panneaux ne sont pas seulement pour la lecture, mais qu’ils offrent une expérience complète. «Un panneau de patrimoine c’est quelque chose qu’on lit et que l’on voit. On peut comparer ce qui est dit et constater de visu ce qui est là. Ça, c’est l’objectif», précise-t-il.

Claude Larouche spécifie que l’importance de ces panneaux est de faire réaliser aux gens qui le lisent l’apport historique de ces bâtiments patrimoniaux dans l’histoire de la municipalité; chose qu’il est difficile de constater seulement en regardant les différentes installations. «L’importance est que les gens voient ce qui existe. Mais ils n’ont peut-être pas saisi toute l’importance et l’histoire de ce qu’ils ont devant les yeux. C’est l’occasion, avec un panneau de patrimoine, de relater l’histoire, de rappeler qu’on s’inscrit dans une mouvance historique. De développer la conscience historique, je pense que c’est ça la contribution d’un panneau. Et ainsi documenter notre histoire, rafraîchir la mémoire des gens et ainsi créer un sentiment d’appartenance», mentionne-t-il.

Cinq lieux marquants

Les cinq lieux choisis sont : les chutes à Joubert, l’ancien couvent, l’ancien hôtel de ville, l’école Saint-Cœur-de-Marie et l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT).

Bien que quatre des cinq panneaux soient installés, celui des chutes à Joubert demeure virtuel pour l’instant, car l’endroit précis reste encore à déterminer. «Le panneau de ce lieu-là est rédigé, mais ce qui est difficile c’est de trouver un lieu physique pour l’installer. C’est une problématique qu’on n’a pas résolue encore.»

Les lieux ont été choisis à cause de leur importance historique, selon M. Larouche. Les chutes à Joubert comprenaient un moulin à scie, un moulin à farine et une centrale hydroélectrique.

Il signale également l’apport indéniable de l’éducation. Pour ce faire, l’ancien couvent et l’école Saint-Cœur-de-Marie ont été des choix sans équivoque.

De plus, en ce qui concerne l’ancien couvent, le président du comité stipule que celui-ci a retrouvé sa fonction éducationnelle lorsque l’ISFORT a pris possession du bâtiment et que l’Université du Québec en Outaouais (UQO,) à laquelle l’institut est rattaché a rénové en respectant le côté traditionnel avec différentes boiseries. «C’est un des beaux bâtiments de Ripon qui reste. D’autant plus qu’il a été restauré.»

Pour ce qui est de l’ancien hôtel de ville aujourd’hui démoli, celui-ci représente pour M. Larouche un bâtiment qui, même par son allure plutôt austère, revêtait une certaine élégance.

Pertes historiques

M. Larouche reconnaît les pertes historiques que la démolition de certains bâtiments patrimoniaux a amenées avec les années. «Pour moi, c’est une tristesse. On commence à prendre conscience de ce qu’on a perdu en démolissant. Parce qu’il ne faut pas voir la protection du patrimoine bâti comme une dépense, mais un investissement.»

 «Il faut cesser de voir la protection du patrimoine comme une dépense, mais bien une plus-value pour le village et qui attire un touriste de qualité.»

Claude Larouche, président du Comité du patrimoine de Ripon 

Il avance qu’un village ajoute à sa valeur avec un patrimoine riche. «Les villages où il y a un patrimoine bâti riche, c’est une plus-value. Ça apporte des revenus dans le village.»

Relève

M. Larouche déclare qu’il est plus difficile de recruter de nouveaux membres pour le comité. «Bien sûr, on aimerait qu’il y ait une relève. Même parmi les gens retraités ce n’est pas évident de recruter des gens pour assurer la pérennité du comité du patrimoine.»

Il prétend que cette difficulté de recrutement est reliée à la charge de travail à accomplir pour faire avancer le comité. «Le Comité du patrimoine de Ripon, depuis 2015, année du 150e, a fait un travail important parce qu’on a publié un livre à l’occasion du 150e, on a un site web, on a un bulletin qu’on publie sur le site web et en version papier. Alors, il y a tout un travail de base qui se fait et qui demande du temps et une certaine exigence», soutient-il.

Selon M. Larouche, la situation n’est pas différente d’autres comités à travers la région. «Assurer la relève, ce n’est pas évident. Intéresser les jeunes, on le veut, on le souhaite, on fait des efforts en ce sens-là, mais la réponse n’est, pour l’instant, pas évidente.»

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