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26 novembre 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Violence contre les femmes: Des livres pour sensibiliser les enfants et rejoindre les mères

Annick Brazeau

©L'info de la Basse-Lièvre-Archives

La Maison d’hébergement pour Elles des Deux Vallées a distribué le livre à colorier Quand la nature nous parle dans les écoles du Centre de services scolaire au Cœur-des-Vallées (CSSCV) dans le but de rejoindre plus facilement les mères qui pourraient vivre des enjeux de violence conjugale.

Le livre a été lancé plus tôt cet été par Nathalie Lauzon et sert de campagne de financement pour l’organisme qui vient en aide aux femmes victimes de violence conjugale sur le territoire de la Petite-Nation et de la Basse-Lièvre.

Mais, grâce à une aide financière, la maison d’hébergement a souhaité pousser le projet encore plus loin. «En raison de la Covid en mai, il y a eu un spectacle-bénéfice à la télévision et l’argent était remis pour les femmes victimes de violence conjugale, indique la directrice, Annick Brazeau. Comme c’était des sous obtenus dans le cadre du Covid et qu’on avait cette belle activité de financement là, on a décidé de prendre cet argent-là pour payer ça aux enfants.»

L’objectif de ce don est simple: rejoindre les femmes victimes de violence conjugales dans une période où c’est plus difficile en raison de la Covid.

«En vendant le livre, il y a des femmes qui nous ont appelés, explique Mme Brazeau. Elles ne nous connaissaient pas et elles ont demandé des services. Ça m’a donné l’idée. En le donnant aux enfants dans les écoles, je fais du bien aux enfants dans une période où ils vivent des choses difficiles. Ça permet de les informer parce que ça parle de nos services. Et je parle aux mamans qui vont voir trainer le livre et qui vont peut-être nous appeler s’ils ont besoin.»

«On espère informer les femmes sur nos services et qu’éventuellement elles fassent des demandes pour elle ou leur enfant», ajoute Annick Brazeau. Et ça peut aussi informer d’autres personnes qui sont témoins de gestes et qui ne savent pas quoi faire.

Des défis

Il est déjà difficile en temps normal de rejoindre les femmes victimes de violence conjugale, souligne la directrice de la maison d’hébergement. Surtout dans des secteurs plus ruraux où il y a plus de distance entre les gens.

Mais en temps de Covid, alors que les gens ne sortent plus et que les gens travaillent de la maison, c’est encore plus difficile, souligne-t-elle. Tous les moyens sont donc bons pour tenter de se faire connaître des femmes. «On espère semer des graines dans quelques maisons.»

Messagerie confidentielle

Par ailleurs, la Maison d’hébergement pour Elles des Deux Vallées a aussi lancé un nouveau service de messagerie pour aider les femmes à rejoindre l’organisme pour demander de l’aide.

«Sur notre site Internet, on a une messagerie confidentielle. On a fait ça à cause du Covid. Les femmes, quand elles nous écrivent par courriel, les hommes piratent souvent leur courriel et voient les choses.»

«C’est pour répondre à ce problème-là. Quand les femmes cliquent là-dessus, ils peuvent nous écrire un message. Elles doivent retenir un code à quatre chiffres. Après, c’est à elle de retourner sur cette plate-forme-là et ils vont aller voir notre réponse. Donc c’est vraiment confidentiel.»

Info:maisondeuxvallees.com/

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