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22 septembre 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

L'Outaouais passe dans la zone orange

COVID-19

©Pixabay

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé que la région de l’Outaouais tombait maintenant dans la zone d’alerte orange.

 

La région était restée dans la zone jaune dimanche lors de l'annonce du ministre, mais ce dernier a annoncé le changement mardi lors d’un point de presse. La région de Laval passe aussi à la zone orange.

Le ministre indique que ce n’est pas seulement le nombre de cas total de nouvelles personnes infectées par la Covid-19 qui influence ces changements, mais aussi le nombre de nouvelles éclosions.

Dans les deux derniers jours, le nombre d’éclosions, c’est-à-dire de foyer de nouveaux cas de la Covid, est passé de 175 à 250, indique M. Dubé. Chaque éclosion peut être responsable de plusieurs cas par la suite.

En passant dans la zone orange, de nouvelles règles devront être suivies. Les déplacements interrégionaux sont non recommandés.

Le nombre maximum de personnes pour une rencontre dans une maison privée est de 6 (2 familles maximum). Pour les activités dans un lieu public, le nombre maximum sera de 25 personnes.

Les restaurants et les bars devront aussi cesser de vendre de l’alcool à 23h. Ils ne pourront accueillir des groupes de plus de six personnes.

Une vague différente

Par ailleurs, le gouvernement indique que la deuxième vague de la Covid-19 est différente de la première et c’est aussi un des facteurs qui fait bouger les régions dans le système d’alerte. «Dans la première vague, on avait vraiment eu un impact malheureux dans les milieux de vie, affirme Christian Dubé. En ce moment, on n’est pas là. Ce qu’on a, c’est ce qu’on appelle la contagion communautaire.»

«Ce qui nous préoccupe le plus, c’est que la contagion communautaire, même si en ce moment, elle n’affecte pas directement un grand nombre de décès ou un grand nombre d’hospitalisations, elle nous fait très mal», ajoute-t-il.

Cette transmission communautaire finit par impacter le personnel de la santé, selon le ministre. «Notre système de santé est vraiment mis à mal par cette contagion communautaire.»

Constats dans les maisons

La question des opérations policières dans les résidences privées a obligé le directeur de la Santé publique Horacio Arruda à revenir sur des déclarations faites plus tôt en point de presse.

En réponse à une question, M. Arruda a dans un premier temps mentionné que la Santé publique, la Justice et la Sécurité publique étaient en discussion pour discuter de la question. «Ça s’en vient éminemment. Il faut juste, quand on fait ce genre d’élément là, compte tenu des droits, des lois, de pouvoir entrer dans une maison sans mandat, ça fait appel à des changements. Mais dans un contexte d’urgence sanitaire où on parle de vie et de mort pour certain, et que c’est associé à des comportements et qu’on dit aux gens de respecter certains comportements, je pense qu’il faut se donner les moyens de sévir.»

Quelques minutes plus tard, il s’est repris sur ces propos. «Ce que je voulais dire, c’est que les policiers vont pouvoir faire des constats. Mais rentrer dans la maison pour faire une fouille, ce n’est pas du tout de la même nature. Il est question de remettre des constats quand on peut observer le nombre de personnes.»

«Il va avoir une façon de s’assurer que le six (nombre de personnes dans une résidence) est respecté dans les maisons, sur la base de plainte ou d’autres types d’intervention.» En ce qui concerne le moyen technique et légal d’y arriver, il indique que c’est entre les mains de la Sécurité publique et de la Justice.

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