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19 août 2020

Sylvain Caron - scaron@inmedias.ca

264 enfants obtiennent leur matériel scolaire

Matériel scolaire

©Pixabay - Info Petite-Nation

Pour la première année à titre d’organisateur officiel du magasin partage de la rentrée scolaire, l’équipe de Prévention C.É.S.A.R. Petite-Nation a confectionné 264 sacs d’école remplis de matériel scolaire pour 86 familles dont 44 monoparentales et 12 en situation particulière à cause de la Covid-19. L’événement s’est déroulé le 20 juillet dernier, un peu plus tôt qu’à l’habitude.

Après quelques années à titre de bénévole, Prévention C.É.S.A.R. a repris les rênes du projet.

Première année spéciale

Pour une première année, la situation plus que particulière a demandé une préparation et un protocole sans précédent. Les sacs ont dû être préparés en avance par des bénévoles au lieu du traditionnel «magasinage» de la rentrée. «On avait les listes scolaires de toutes les écoles, donc de chaque enfant qui était inscrit. Ensuite, on a monté les sacs. Les parents avaient juste à se rendre et à récupérer le sac de leur enfant», a mentionné Sylvie Durocher, directrice générale de l’organisme.

Selon Mme Durocher, les parents ont été ravis du service cette année. Le protocole de distanciation a bien été mis en place par l’équipe de Prévention C.É.S.A.R. «Ça a bien roulé. C’était un parent à la fois et l'on avait quelqu’un à la porte. Les gens devaient attendre à l’extérieur», a-t-elle affirmé.

Elle a d’ailleurs noté que beaucoup de parents ont été compréhensifs des mesures sanitaires instaurées cette année. «Normalement, comment ça fonctionne, c'est que tout est étalé, puis [les parents] magasinent avec les jeunes. Ils choisissent leur coffre à crayon et la couleur de leurs cartables, mais cette année c’était exceptionnel, donc il y avait moins de manipulation. Les sacs étaient déjà tous faits par nous.»

Une aide substantielle

Toutes les fournitures disponibles ont été insérées dans les sacs cette année. Bien que quelques items spécifiques à une école en particulier ont pu être absents, la grande majorité de ce qui a été demandé a été donnée aux jeunes, a confirmé Mme Durocher.

Les différents sacs d’école varient d’une institution à l’autre. Pour certaines écoles ou années, le montant peut représenter une grande dépense pour les familles multiples dans le besoin. «Ça varie, comme s’ils sont au secondaire, mais normalement en moyenne, entre 40 et 100 dollars.»

La demande de fournitures scolaires variant beaucoup d’une école à l’autre selon Mme Durocher, ceci peut se refléter dans le coût du sac d’école. «Pour une école primaire de 3e année, à un endroit ça pouvait coûter 40$ et à un autre endroit ça pouvait en coûter 100$.»

Mme Durocher a aussi noté que plusieurs familles avaient plus d’un enfant. «Il y en avait plusieurs qui avaient 3 ou 4 enfants», a-t-elle confirmé.

12 familles ont été ciblées particulièrement cette année, car elles ont été affectées durement par des pertes d’emplois dus à la Covid-19. «Les 12 familles inscrites, c’est vraiment des cas qu’on a ciblés qui étaient sur la PCU.»

Sur les 86 familles inscrites, 44 étaient monoparentales. Bien que plusieurs femmes se sont présentées avec leurs enfants, beaucoup d’hommes sont venus chercher des sacs, a remarqué Mme Durocher. «On a eu beaucoup de pères qui sont venus chercher les sacs. Pour ce qui était des [familles] monoparentales, la majorité [d'entre elles], ce sont des femmes qui se sont inscrites.»

Toujours tabou

Mme Durocher a été à même de constater qu’encore aujourd’hui, il y a une certaine gêne de la part des gens à demander de l’aide. Elle en a entendu plusieurs qui ont mentionné le fait que quelqu’un d’autre pouvait nécessiter ces articles au lieu d’eux. «C’est quand même un peu tabou quand on parle de revenus. Ce n’est pas évident, mais le service est là et il faut que les gens l’utilisent pour pouvoir bien fonctionner et offrir à leur enfant […] les effets scolaires.»

Lorsque questionnée à savoir s’il pouvait y avoir d’autres enfants dans le besoin qui n’auraient pas bénéficié du programme, Mme Durocher a répondu par l’affirmative sans hésiter.

Le confinement et la fermeture des écoles sont venus ajouter à la difficulté de communication du programme d’aide, car à l’habitude, la publicisation de celui-ci est faite directement à l’école selon Mme Durocher. Cette année, le mot s’est plutôt passé par les médias sociaux.

La Banque alimentaire de la Petite Nation, anciennement organisatrice du programme, a fait sa part. Sylvie Durocher a confirmé que les informations concernant le programme ont été diffusées lors des différents dépannages alimentaires du printemps.   

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