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06 août 2020

Sylvain Caron - scaron@inmedias.ca

7 mois après son accident: La convalescence d'André Bélisle

André Bélisle

©Gracieuseté - Info Petite-Nation

Le maire de Saint-Sixte, André Bélisle, était loin de se douter qu’une bête chute sur la glace allait lui causer autant de tort. Pourtant, près de sept mois après l’accident, il prend du mieux, mais la rémission s’annonce encore longue.

Un accident en apparence banal

En janvier dernier, M. Bélisle s’affairait à des travaux de sablage pour le Service d’Animation Jeunesse de l’Outaouais (SAJO). Après être entré dans le chalet pour parler au préposé, il en est ressorti et en contournant un véhicule une plaque de glace est venue changer son destin. «En revenant, j’ai contourné un véhicule et les pieds me sont partis bêtement. Je suis mal tombé et je me suis cassé le cou», s’est-il rappelé.

André Bélisle s’est donc retrouvé à l’hôpital avec des atteintes à la colonne vertébrale au niveau cervical et également des dommages à la moelle épinière. «Ils m’ont vissé deux vertèbres et la moelle épinière a été légèrement endommagée, mais ce sont des séquelles qui vont rester», a-t-il affirmé.

À son arrivée à l’hôpital, André Bélisle était entre la vie et la mort selon ses dires. Les pronostics des médecins n’étaient guère plus encourageants. «Je n’avais pas d’espoir quand le médecin m’a dit : tu as 50% de chance de mourir et 50% de chance de rester paralysé, parce que le cou, ça ne pardonne pas.»

Le début d’une lente rémission

Il se souvient d’ailleurs avoir été paralysé complètement dans les semaines suivant son accident et l’opération qu’il a subie à la colonne vertébrale. Le problème selon lui a été que sa tête fonctionnait à plein régime pendant cette période. «Se voir, du jour au lendemain, dans un état comme ça où on dépend de tout le monde, ça fait beaucoup réfléchir. Même si on se dit que ça va bien aller, quand la tête est là, mais que le corps ne suit plus, c’est démoralisant pas mal», s’est-il souvenu.

Heureusement, dans sa malchance M. Bélisle n’a pas eu la moelle épinière sectionnée. Si tel avait été le cas, les chances de rétablissement seraient alors devenues nulles selon lui. «Passer le reste de ma vie paralysé, ce n’était pas trop dans ma vision», a-t-il lancé.

L’espoir est revenu graduellement lorsqu’une légère sensation s’est fait ressentir dans ses orteils. Par contre, il mentionne que le doute subsiste toujours à savoir comment le rétablissement aura lieu.  «On doute sérieusement jusqu’où on va se rétablir.»  

Il n’a par contre pas manqué de visiteurs pendant son séjour à l’hôpital. «On a été très très bien entourés. Les amis et la famille se sont relayés. Ils sont rares les soirs où j’ai été seul à l’hôpital jusqu’au confinement.» Il s’est dit également choyé par les nombreuses visites. Il tient d’ailleurs à remercier tous ces gens qui sont venus à son chevet pendant son séjour à l’hôpital. Il n’a d’ailleurs pas osé en nommer quelques-uns de peur d’en oublier, tellement il y en a eu.

Une longue convalescence

De retour à la maison depuis la mi-avril, il a par contre avoué encore souffrir d’une paralysie partielle du côté droit de son corps. «Ça revient tranquillement. Ils m’en ont donné pour un an, mais c’est long.» Il affirme également que cette condition le restreint dans son écriture.

Cette paralysie l'empêche donc de faire quelconque activité physique. Il doit faire également attention, lorsque vient le temps de marcher. Il utilise donc un déambulateur pour s’aider.

Changement de vision

Cet accident est venu modifier radicalement la vision que M. Bélisle avait de sa retraite. « C’est sûr que les activités ont changé. Je n’envisage pas de la même façon le reste de la vie», a-t-il déclaré.

L'ironie de cette situation est que celui qui a toujours été sur la glace au courant de sa vie, soit au hockey, au ballon-balai ou encore pour déneiger les chemins ait un accident impliquant celle-ci.

André Bélisle souhaite quand même pouvoir voyager un peu. Celui-ci a affirmé vouloir rester au Canada, lui qui n’allait pas «dans le sud» de toute façon. «Je n’irai pas à l’étranger, je ne crois pas. Je vais rester quand même au Canada.» Celui qui a passé de nombreuses vacances en Gaspésie pour y visiter de la famille dit également avoir encore beaucoup d’endroits à visiter au pays.

M. Bélisle ne se dit malgré tout pas déçu de ne pas pouvoir aller au sud pendant l’hiver, lui qui aime cette saison malgré tout. «On est quand même, ma femme et moi, des gens qui aiment l’hiver et les enfants sont comme ça aussi. On est heureux ici, il n’y a pas de trouble là.»

Remerciements

Outre les membres de sa famille et ses amis, il tient également à remercier les employés du centre de réadaptation La Ressource. «Les préposés professionnels qui sont là font un travail formidable. Il ne faut jamais que cet établissement disparaisse, même si ça a été mis en doute à un moment donné. Même s’il y a un manque de personnel, il faut encourager ces gens-là de toutes les façons», a-t-il souligné.

Retour à la mairie

Le maire de Saint-Sixte prévoit reprendre en partie ses fonctions de maire au mois d’août. Bien entendu, il sera secondé du maire par intérim dans quelques-unes de ses tâches.

Le risque 0 n’existe pas

Durant son séjour à l’hôpital, M. Bélisle a pu constater de visu le nombre d’accidents bêtes aux conséquences dramatiques qu’il peut y avoir. «Quand on ne va pas à l’hôpital, on en entend parler de quelques-uns, mais c’est surprenant là-bas tous les accidents bêtes qu’il peut y arriver.» Il a également pu voir que les victimes de ces accidents provenaient de toutes les tranches d’âges.

Il affirme également que cet accident a conscientisé beaucoup de gens aux dangers associés à la marche sur la glace. Selon lui, les municipalités peuvent prendre un bon nombre de précautions afin de prévenir ce genre d’événement, mais il restera toujours un risque associé aux conditions hivernales. «Un accident c’est bête, c’est tellement rapide qu’on a beau prendre toutes les précautions voulues en tant que municipalité, il reste toujours des sections qu’on peut manquer. On essaie de minimiser autant que possible, mais le risque est toujours présent.»

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