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08 mai 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Montebello n’utilisera pas l’épandage au BTI

Rue Notre-Dame Montebello

©La Petite-Nation, Alex Proteau - Info Petite-Nation

Les élus de Montebello ont décidé de ne pas aller de l’avant cette année avec le contrat qui aurait permis de l’épandage de BTI à certains endroits de la municipalité, une pratique qui était utilisée depuis une quinzaine d’années.

 

La municipalité avait un partenariat avec le Château Montebello pour faire cet épandage et se partager la facture selon l’utilisation, a mentionné le maire Martin Deschênes lors d’un conseil spécial sur cette question la semaine dernière.

Alors que la chaine hôtelière a commencé l’épandage, notamment au terrain de golf, la municipalité n’avait toujours pas accordé sa part du contrat. Au cours des deux dernières semaines, deux votes ont mis un terme à ce projet.

«On avait pris la décision au conseil régulier de la semaine dernière (NDLR il y a deux semaines maintenant). Il y avait deux conseillers favorables et quatre contre le fait d’aller de l’avant.»

«Les deux conseillers favorables avaient de l’information additionnelle, mentionne le maire. Ils ont convoqué une rencontre extraordinaire pour discuter de la question.» Après ces discussions, la décision est restée la même alors que deux des six élus étaient en faveur d’accorder le contrat.

Environnement

Pour le maire Martin Deschênes, la décision prise n’avait rien à voir avec l'aspect financier, mais plutôt avec des principes liés à l’environnement. L’épandage de BTI ne fait que tuer les larves de moustiques et n’est pas dangereux pour les autres animaux et les humains, reconnaît-il.

«Par contre, il y a des études qui ont démontré que le fait d’enlever les moustiques détruits la chaine alimentaire de plusieurs espèces et ça débalance l’environnement.»

Pour sa part, la conseillère Ginette Juteau, en accord pour la poursuite de l’épandage, a indiqué qu’il fallait d’abord penser aux humains plutôt qu’aux animaux. Selon elle, les gens seront incommodés par la présence de moustique et ne sortiront pas. Elle estime aussi qu’il y a plus de risques pour les aînés d’attraper des maladies transmises par les moustiques.

Martin Deschênes estime qu’il faut maintenant avoir une conscience sociale et qu’il y a d’autres moyens de prévenir la présence de moustique. «Ce n’est pas prouvé qu’il va avoir nécessairement plus de moustiques.»

«Ça peut être un inconfort, ajoute-t-il. Mais les gens ne sortiront pas moins. Je me suis rarement empêché de visiter une région ou des amis à cause des moustiques.»

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