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04 février 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Conduire l’autobus scolaire pour sensibiliser aux dangers

autobus CSCV

©Le Bulletin-Yannick Boursier

Dans le cadre de la campagne provinciale de sécurité en transport scolaire du 3 au 14 février, la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées (CSCV) a invité plusieurs personnes à conduire un autobus scolaire dans le débarcadère de l’école secondaire Hormisdas-Gamelin pour sensibiliser au travail des chauffeurs d’autobus et aux dangers pour les élèves.

Cette activité qui s’est tenue lundi matin est une première pour la CSCV. Outre des représentants des médias, plusieurs dignitaires ont pu prendre le volant de ces autobus pour faire un circuit et embarquer des élèves.

«C’est important parce que ça vient sensibiliser les gens qui sont dans le milieu, soutient le président de la CSCV, Éric Antoine. Ce que je souhaite et ce que je comprends, c’est que ça va être reconduit dans les années suivantes. On va avoir une plus grande ouverture à faire participer la population.»

En voyant concrètement le travail que ça demande pour un chauffeur de conduire ces autobus, les gens vont être plus sensibilisés et ainsi être plus prudent sur les routes, estime M. Antoine. Et ils en parleront aussi à d’autres. «Graduellement, tranquillement, on veut transmettre ça dans la population.»

Du côté de la CSCV, le président mentionne ne pas recevoir beaucoup de commentaires sur des enjeux de sécurité pour les jeunes. Ce sont plutôt des commentaires concernant les retards dans les trajets qui se rendent souvent à la CSCV.

Mais cet aspect est aussi en lien avec le type de véhicule, indique Éric Antoine. «On peut le voir, ce n’est pas un véhicule comme une auto qui se conduit facilement. C’est plus long, plus laborieux. Ça prend plus de temps à tourner.»

Tout est calculé à la seconde près, y compris le temps pour l’embarquement des élèves selon leur niveau, mais plusieurs facteurs peuvent venir ralentir l’autobus dans son trajet. Les difficultés de circulation, entre autres.

Sécurité d’abord

Pour sa part, le directeur des Autobus du Village et de Transport Miller Madore, Francis Leblanc, croit qu’une activité semblable sera bénéfique pour sensibiliser la population et en particulier les automobilistes. «Les gens ne comprennent pas notre réalité. Ils ne savent pas ce que c’est conduire un autobus scolaire.»

Dans son poste, il reçoit beaucoup de commentaires de ses chauffeurs sur le non-respect des signaux lumineux des autobus. «Présentement, on a beaucoup de délinquants sur la route. Des gens qui sont pressés, qui ne respectent pas les signaux.»

«Nous, notre principale préoccupation, c’est lors de l’embarquement ou du débarquement. Une fois que les lumières rouges sont allumées. Les gens ne respectent pas ça. Ils sont pressés, ils ont toujours de bonnes raisons.»

«Souvent, la principale excuse qu’on nous donne, c’est qu’on ne nous avait pas vus, qu’on avait mis les lumières à la dernière minute. Mais nos conducteurs sont formés sur la façon de faire, à quel moment précis on doit faire les lumières. Et ils sont extrêmement vigilants.»

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